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Artiste en Vitrine de la FAC
Découvrirez plus en détails la petite histoire d’un artiste que vous côtoyez peut-être sans le savoir. Connaît-on vraiment nos voisins?
Septembre 2011
Andréanne a rencontré pour vous Alexandre Stanké, producteur et compositeur
Alexandre Stanké n’est pas né dans une famille banale, et malgré sa personnalité discrète, son talent n’est pas banal non plus.
Dans sa petite enfance, Alexandre, fils d’Alain Stanké, homme de communications bien connu au Québec, vivait dans une maison où se trouvaient deux pianos. Il a toujours été fasciné par ces instruments et tout petit, s’étirait pour atteindre et enfoncer quelques notes. Il fallait faire fonctionner la magie des deux boites à musique géantes… À cinq ans, il jouait déjà officiellement au piano et prit vite la liberté de modifier des passages de pièces qui lui étaient enseignées. Par exemple, il changeait spontanément le milieu ou la fin de quelques Mozart. Mozart lui-même l’y aurait probablement encouragé ! Ce talent de composition lui a valu d’être admis au Conservatoire de musique de Montréal à l’âge de neuf ans, ce qui fait de lui le plus jeune élève que le Conservatoire n’ait jamais accepté dans ses rangs. Alexandre a étudié surtout avec M. Paul Loyonnet, en cours privés. Ce pianiste de renommée internationale avait également un talent exceptionnel*.
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Par la suite, Alexandre Stanké a étudié à l’Université McGill en composition et en direction d’orchestre. À la fin de ses études, il a rapidement obtenu des contrats de composition pour des publicités à la radio et à la télévision. Il a, par la suite, composé plusieurs thèmes d’émissions très variées, par exemple les « Nouvelles », « J.E. » et « Coroner » à TVA, « Scully rencontre » à Radio-Canada et plusieurs musiques de films, de documentaires et de télé-séries. Il a remporté plusieurs prix tout au long de sa carrière, dont deux prix de la SOCAN en 1998 et 1999, dans la catégorie MUSIQUE DE FILM/TÉLÉ (NATIONAL) comme « compositeur de l’année ».
Un jour, son père et lui ont produit ensemble deux livres-disques, des histoires pour enfants avec une trame musicale : « Les fables de Lafontaine » interprétées par Albert Millaire et « Les patins d’André » avec la voix de Richard Garneau.
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Alexandre a tellement aimé l’expérience que, comme disait une certaine annonce de rasoir, « j’ai acheté la compagnie ». En fait, il n’a pas acheté la compagnie de son père, mais il y a seize ans déjà, il fondait la compagnie « Coffragants » qui produit actuellement deux livres-audio par mois, tant pour adultes que pour enfants. La variété des thèmes et des auteurs démontre une belle curiosité et une grande ouverture d’esprit chez cet artiste établi à Carignan. Pour la plupart de ces publications, Alexandre compose et produit la trame sonore.
Notre artiste est très attaché à sa communauté culturelle. Il dirige depuis plus de 25 ans la « Chorale lituanienne de Montréal » qui a pignon sur rue à l’église Notre-Dame-Porte-de-L’Aurore située à Ville-Émard, dans le sud-ouest de Montréal.
Alexandre Stanké compose aussi des œuvres musicales indépendantes de la littérature, parfois à la demande de ses compatriotes lituaniens du Québec. Par le passé il avait écrit « Kryju Ir Rupintojeliu Lietuva » une cantate jouée à Montréal, puis au Canada et en Europe. Cette pièce est toujours interprétée par différentes chorales un peu partout dans le monde.
En 2010, il compose un Requiem qui sera produit pour la première fois à l’Église St-Casimir de Montréal, le 7 novembre 2010. Les interprètes sont 65 choristes, accompagnés d’un violoncelliste, d’un pianiste et d’un flutiste qui jouera du hautbois lituanien, sous la direction d’Alexandre Stanké. |
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Comme ses œuvres voyagent sans lui, le Requiem a été joué également à Toronto et à Los Angeles, en mars 2011. Selon les souvenirs de notre compositeur, dans ces deux dernières villes, les églises hôtesses portaient aussi le nom de St-Casimir. Pas impossible puisque ce personnage est le saint-patron des lituaniens. Une première église a d’ailleurs été construite en son honneur à partir de 1604 à Vilnius, en Lituanie.
Chambly n’a pas sur son territoire d’endroit portant le nom de St-Casimir, mais nous aurons tout de même le privilège de pouvoir entendre le fameux Requiem le 6 novembre prochain, à l’église St-Joseph, située sur la rue Martel. Mon petit doigt me dit qu’il ne faut pas manquer ça…
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* Qui est Paul Loyonnet ? J’ai beau avoir étudié le piano classique pendant mon adolescence, je dois avouer mon ignorance totale à l’égard du professeur émérite d’Alexandre Stanké. Je partage donc avec vous quelques détails trouvés sur le blog de Lucie Renaud.
Andréanne, auteure-interprète et coach vocale, rencontre bénévolement les artistes de la FAC afin de vous les faire connaitre. Vous désirez être rencontré(e) pour avoir votre vitrine? Écrivez-nous à info@facbassin.com
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